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"Souvent un grand livre est, à l’insu de tous, une œuvre collective. Ce fait critique n’a pas échappé à notre temps. Mais il avait été tourné jusqu’ici contre la probité des auteurs. On a trop parlé des plagiats de Stendhal. Plus d’un lecteur sentira son admiration pour Lautréamont baisser quand il saura que Lautréamont avait imité… Ce sont de ces lecteurs que l’on regonfle en leur apprenant que Ducasse était le cond. de F."
Approbation d’Oriane (crayon de papier orange) : cette évidence est aujourd’hui acceptée au-delà bien entendu du jeu littéraire qu’ont toujours été les centons. Les auteurs se pillent sans cesse les uns les autres mais toute reprise introduite dans un nouveau contexte n’est plus un plagiat mais une recréation. La vie fait toujours du nouveau avec du vieux. Écrire est indissolublement lire.
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